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United colors of Rajasthan

Pendant que la ménagère française s’émoustille avec Cinquante nuances de Grey, à l’autre bout du monde, une marocaine s’abandonne dans l’infinie beauté des couleurs du Rajasthan.

Entre les flamboyants saris, les turbans multicolores et les étincelants bijoux, je ne savais plus ou donner de la tête pour immortaliser en photo l’énergie et la gaieté qui s’en dégagent. Ici, la couleur est vive ou n’est pas.

On peut alors se demander pourquoi et comment, au nom de la sobriété et l’élégance, a-t-on un jour abandonné le jaune safran, le rouge sang et le vert émeraude pour des marron gastrique, bleu d’enterrement et beige maison de retraite…

Mais revenons à nos moutons. C’est par Jaipur, la ville rose, que débute notre périple rajasthani. Certes tout ne l’est pas car la pollution et le brouhaha du trafic sont omniprésents, mais il suffit de se perdre dans les dédales des bazars ou dans le silence religieux du Hawa Mahal pour que plus rien ne vous atteigne.

Après un crochet par Amber, l’achat de quelques étoffes pour la Mama et avoir dégusté le fameux lassi walla, sorte de yaourt servi dans un pot de terre, nous poursuivons notre voyage sur les rails, direction Udaipur.

La cité blanche sera notre coup de cœur du Rajasthan. Située au bord du lac Pichola, ce havre de paix nous offre enfin un peu de répit dans une Inde si tumultueuse. Nous n’y avons pas fait grand chose et pourtant nous aurions pu rester des jours à profiter de cette ambiance si apaisante.

Enivrés de silence, nous nous offrons le luxe de prendre un taxi pour rejoindre Jodhpur, notre prochaine étape. Un coup de folie (30 euros !) qui nous permettra de faire halte en chemin dans l’un des plus beaux temples jaïns de l’Inde, le Chaumukha Mandir de Ranakpur.

Arrivés à Jodhpur, nous succombons immédiatement aux charmes des maisons bleues, dont la couleur, censée repousser les moustiques, contraste merveilleusement avec l’ocre du Menhrangarh, le fort qui domine la ville.

A Jodhpur la bleue succède Jaisalmer la dorée, un mirage perdu au milieu du désert. En se promenant dans l’enceinte de cette cité au décor des mille et une nuits, à chaque coin de rue le visiteur s’attend à voir apparaître Scheherazade. D’ailleurs la voilà qui s’approche, elle dodeline de la tête puis s’écrie : hello my friends! Rikshaw? Ok? One hundred roupies only!

Bref, le Rajasthan nous en a fait voir de toutes les couleurs.

A

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8 Commentaires Poster un commentaire
  1. Abdelmajid & Saida #

    Nous nous régalons. Comme d’habitude, dirait l’autre.

    Pourvou que ça doure, aurait dit Petula Clark. Là, je parle d’un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître.

    Pourriez-vous, SVP, avoir l’amabilité d’ajouter à votre palette de couleurs : le gris ennui, le jaune tristesse, le bleu vague à l’âme ?

    Merci.

    27 novembre 2012
    • Aquiltour #

      Bonjour tristesse aurait dit Françoise Sagan. Alors pas question d’ajouter ces couleurs, seules les plus éclatantes trouvent une place dans notre palette !
      Un petit effort et l’arc-en-ciel surgira la grisaille.

      28 novembre 2012
  2. comillaslovers #

    Ah ! Les petits futés !!! En fin de compte, en faisant leur voyage sur un an, ils ont économisé !!!
    Démonstration : ils n’auront pas reçu de factures d’eau, ni d’électricité, ni de gaz. Ils n’auront pas à payer ni impôts sur le revenu, ni taxe foncière, ni taxe d’habitation. Ils n’auront pas eu à payer un loyer pendant 1 an ! Quand on sait la part que prend le loyer dans un budget !
    Pas de dépenses de parking, d’essence, pas d’assurances pour l’habitation ou la moto. Oui je sais, ils auront eu quelques frais d’assurance pour eux-mêmes, quelques « frais de bouche » (mais en mangeant local…) et des frais de transport, et même s’ils ont pris dès que c’était possible, les transports locaux, je pense que ces frais dépassent le montant de la carte Navigo.
    Pas besoin de partir en vacances pendant 1 an ! Pas besoin de dépenser pour aller voir la famille. Pas de réceptions d’amis (vont-ils se rattraper ?) ça en fait des économies !
    Très peu de frais de coiffeur, de barbier, de maquillage(apparemment). Des frais sans doute pour une garde-robe été/hiver.
    Mais pas non plus d’abonnement dans une salle de sport !
    Ils ont donc économisé même s’ils n’ont pas fait d’économies : « Quod erat demonstrandum ».
    Mais qu’attend-on, qu’attend-on pour économiser comme eux !!! A qui le tour ?

    27 novembre 2012
    • Aquiltour #

      Le seul prix à payer quand on voyage, c’est de laisser derrière soi les êtres qui vous sont chers…

      28 novembre 2012
      • Roulious #

        direct la larmichette de Jules!

        29 novembre 2012
  3. Il ne m’a manqué que les odeurs et les parfums de ces ruelles et de ces étals colorés. La version indienne du TGV me semble beaucoup moins tristouille que celle de la française….faut dire que j’avais un peu atteint la saturation ! De biens beaux visages dans toutes ces images.

    29 novembre 2012
    • Aquiltour #

      Vue la vitesse des trains, TGV est un bien grand mot… Il faut parfois jouer des coudes pour défendre son bout de banquette mais c’est sûr, pas de monotonie !

      4 décembre 2012
  4. comillaslovers #

    « Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais par manque d’émerveillement » G.K. Chesterton Avec vous le monde a encore de l’avenir devant lui !

    5 décembre 2012

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