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Tsunami culinaire

Au Japon tout est bon. La cuisine n’est pas grasse et jamais on ne s’en lasse. Impossible de goûter à tout, mais nos papilles ont souvent frétillé et les offrandes à nos palais n’ont pas manqué.

Mode tourmondiste oblige, nous avons commencé en douceur par les plats tout préparés du rayon frais des supérettes. J’entends déjà des beurk. Et pourtant c’est un bon moyen de s’initier aux bases de l’alimentation japonaise. Nouilles et riz s’y présentent sous toutes les formes et l’on mange pour une modique somme.

Nous aurions volontiers alterné avec l’ambiance surannée d’un troquet de quartier, mais si nous rêvions de nous assoir derrière le bar, une barrière infranchissable nous en empêchait, celle de l’alphabet japonais.

Le thé vert est une institution. Offert chaud au restaurant, il se boit aussi frais, parfois très amer, y compris lorsqu’il parfume l’une des glaces les plus populaires. Le servir est un art raffiné et si vous ne savez que faire ces 15 prochaines années, pourquoi ne pas aspirer – sans bruit – à devenir maître de thé.

Au Japon quand on commence à énumérer toutes les variétés de nouilles, plus personne ne ramen sa fraise. Alors voici nos deux préférées, à déguster accompagnées de quelques tempuras.
– les nouilles de sarrasin : fines et vertes, elles peuvent se manger chaudes ou froides selon les goûts, mais c’est sous forme de soba qu’elles ont le plus réjoui notre estomac. Comment ne pas éprouver un brin de nostalgie en repensant à ce petit restaurant de Kichijoji…
– les nouilles de froment : spécialité de Takamatsu, les sanuki-udon sont de couleur blanche et leur diamètre  imposant nécessite de faire encore plus de bruit quand il s’agit de les aspirer goulûment.

Au rayon des curiosités, citons l’okonomiyaki, sorte d’omelette à cuire soi-même sur une plaque-chauffante, particulièrement en vogue à Hiroshima. Meriem m’a avoué les oeufs dans les yeux qu’elle n’avait pas aimé. Dans un registre légèrement différent, Osaka s’enorgueillit de ses tako-yaki, une boule de pâte fourrée au poulpe et dont raffole la jeunesse branchée. De ce point de vue là, je ne suis pas encore has-been. Hélas nous ne vous parlerons pas du bœuf de Kobe, dont la réputation n’a d’égale que le prix.150 euros pour un morceau digne de ce nom, c’est non.

Mais l’aliment phare de la cuisine japonaise reste bien entendu le riz dont les déclinaisons sont infinies. Voici en exclusivité nos favo-riz :
– l’onigri : triangle enveloppé dans une algue et fourré au poisson ou à la viande. Cet encas se mange au petit-déjeuner comme au beau milieu de la journée. Rien de tel pour recharger les batte-riz.
– le mochi : pâte qui sert à confectionner des friandises avec à l’intérieur de la pâte de haricots rouges sucrée (chacun ses goûts !) ou mieux, une fraise dans sa crème et sa génoise. Une vraie tue-riz.
– les sushis : pour une expérience inoubliable, rendez vous sur le marché aux poissons de Tsukiji juste après la criée. Fraicheur garantie et thon rouge à gogo. D’un coup de baguette magique, le chef unit le poisson et le riz et vous n’avez plus qu’à les laisser fondre en bouche. 10 pièces d’anthologie. L’anguille est ma nouvelle égé-riz.
– l’alcool de riz ? Meriem ne peut pas le saké. Kampaï !

A

2 Commentaires Poster un commentaire
  1. Où l’on voit que les sushis sont… pas seulement de Lyon

    24 août 2012
    • meriem2012 #

      Oula, j’ai dû demander l’aide de PA pour comprendre celle là!

      26 août 2012

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