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On dirait le Nord

Auckland se réveille à peine, la gigantesque Skytower brille au milieu du ciel tandis que deux ombres cherchent un café où attendre tranquillement que le jour veuille bien se lever.

Objectifs : se connecter à Internet, trouver un distributeur HSBC et planifier le début de notre périple. Étonnamment, le plus compliqué sera de dégoter un hotspot wifi ! Une bonne heure passée à l’i-sight nous permettra néanmoins de fixer les grandes lignes de notre voyage et de réserver quelques activités inédites, mais qui vont faire un joli trou d’air dans notre cagnotte de l’Euromillion.

Avant d’attaquer ces réjouissances en plein cœur de la nature, nous commençons par une petite balade en ville, avec notamment la visite de l’Art Gallery, pour toucher d’un peu plus près la culture de ce pays. Un musée moderne comme on les aime, qui fait la part belle aux artistes kiwis et qui plus est totalement gratuit !

Dès le lendemain matin, nous prenons la route – pleine gauche – direction Waitomo, où nous allons goûter aux joies du caving ! Au menu, une descente en rappel d’une centaine de mètres, suivie d’une exploration des entrailles d’une grotte durant 7 heures, pendant lesquelles nous ne reverrons plus une fois la lumière du jour… Welcome to the Lost World! Il nous faudra tour à tour marcher, ramper, patauger, sauter dans l’eau glacée, nager, escalader, avant de savourer enfin sur une plage sous-terraine et dans un noir intense, un plafond constellé de vers luisants. Inoubliable ! Seul bémol, les appareils photo étaient formellement interdits…

Prochaine étape, Rotorua, plaisante ville installée au bord d’un lac et réputée pour ses sources thermales – les rues sentent un peu l’oeuf – et son patrimoine maori. Pour nous pas de baignade, mais une visite de Wai-O-Tapu et ses piscines minérales, dont nous pourrons deviner les éclatantes couleurs orange et jaune à travers des fumées de soufre mêlées à une épaisse brume. La météo commencerait-elle à nous jouer des tours ?

Pour nous consoler, nous nous rendons le soir même dans le village maori (reconstitué) de Tamaki. Si le spectacle folklorique est un peu touristique, cela nous a permis d’en apprendre davantage sur les premiers habitants de l’île, d’assister au fameux haka (les maoris ont décidément la langue bien pendue) et de goûter à la cuisine au four traditionnel. Un peu plus et on repartait même avec un beau tatouage tribal sur le visage !


Nous poursuivons notre route pour atteindre Turangi, au centre de l’île, et après une bonne nuit de sommeil et un réveil mâtiné d’humour kiwi (notre hôtelier Ian valait le détour à lui tout seul), nous partons à l’assaut du Tongariro Alpine Crossing. Un trek d’une journée qui traverse de superbes étendues volcaniques, faites de cratères et de lacs émeraude. Seul hic, les éléments se sont déchaînés, nous empêchant non seulement de jouir du paysage mais surtout transformant la partie la plus élevée en un véritable calvaire, balayée par une pluie glaciale et un vent si violent qu’il en devenait presque impossible d’avancer. Au point d’ailleurs que beaucoup ont préféré rebrousser chemin. De loin les pires conditions que nous ayons eu à affronter dans notre courte mais intense carrière de randonneurs ! En 5 heures les 19km étaient pliés mais il en faudra bien deux de plus pour que nous parvenions enfin à nous réchauffer. Brrrrr

Après une telle douche froide, nous mettons le cap directement sur Wellington, capitale du pays, située à la pointe sud de l’ile du nord. Son principal atout tient dans son impressionnant musée, Te Papa, qui présente la faune, la géologie, l’histoire et la culture du pays à travers des expositions classiques ou des salles plus interactives, qui font le plaisir des grands comme des petits.

Mais Wellington fut surtout pour nous l’occasion de faire notre première expérience de couchsurfing (= dormir chez des gens qui vous accueillent gentiment sur leur canapé), avec il faut le dire un résultat relativement mitigé. Nos hôtes, sympathiques, mais qui n’étaient néo-zélandais ni l’un ni l’autre, ne nous attendaient pas ce soir là, nous avons plus campé dans leur salon que réellement dormi, et ils ne nous ont même pas proposé un café au petit-déjeuner. Drôle d’accueil… À réessayer néanmoins pour se faire une véritable idée de ce système, au demeurant très économique !

Ainsi s’achève la première partie de notre séjour et nous embarquons – avec la voiture – pour l’île du sud, à quelques trois heures de ferry.

To be continued…

4 Commentaires Poster un commentaire
  1. Guigui #

    hello les merciers. on vient de se siffler 3 bouteilles avec le père theron . aurelie a bop contribué. on pense bien a vous et on vient de s’organiser un petit we dans les alpes pour les vacances de juillet. a bientôt. guignais, lilous et le larbin.

    4 juillet 2012
    • Aquiltour #

      On comprend que vous noyiez dans l’alcool votre chagrin de ne pas être avec nous, mais c’est vrai que les alpes c’est tellement plus sexy ;p

      5 juillet 2012
  2. Guigui #

    Avec tous les trecks que vous avez dans les jambes on a pris du retard (et du bide) les merles et les therons. Il nous faut reprendre l entraînement en douceur. Le gros poisson des Galápagos est bien arrive métro segur, merci beaucoup :-). Je vais donc regarder s ils font de la location de catamaran avec skipper! Biz a vs 2. Aurélie et Guillaume.

    12 juillet 2012
    • Aquiltour #

      Le bide c’est pour les Merle ou les Theron ? Figure-toi qu’à l’heure où on écrit ces lignes, on en a déjà un autre dans les pattes ! Et le Mont-Blanc, ça en est où ?

      20 juillet 2012

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