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Swirti*

Des Galapagos à l’Amazonie, l’Equateur nous en aura fait voir de toutes les couleurs. Si sa faune et sa flore y sont pour beaucoup, nous avons aussi eu quelques belles sueurs froides… Alors chanceux ou malchanceux, à vous de juger ! 

Le miraculé de Baños
Ayant sans doute glissé de ma combinaison lors d’une descente en rappel de quelques 35 mètres, notre petit appareil photo passe-partout avait disparu lorsque j’ai posé les pieds au sol. Après un bon quart d’heure de recherche désespérée – pas facile de farfouiller dans l’eau gelée avec des torrents qui vous tombent sur la tête ! – Meriem a fini par mettre la main dessus, confirmant au passage son don pour retrouver des objets immergés. Premier miracle ! Le second tient au fait qu’il marchait toujours, même après cette chute vertigineuse ! Enfin presque. Sans doute à cause de la pression exercée par l’eau, un voile de buée s’était déposé sur l’objectif. Mais après une journée à le laisser sécher, la buée a fini par se dissiper dans sa quasi-totalité. Alléluia et vive Sony ! Un peu plus et nous partions aux Galápagos sans pouvoir filmer la moindre image sous-marine…

Vague de disparitions aux Galápagos
Tour organisé oblige, une fois n’est pas coutume, nous étions hébergés dans de vrais hôtels. L’occasion rêvée de refaire le plein en savon et autres produits en tout genre ! Mais du coup nous avons relâché un peu notre vigilance, i.e. verrouillage systématique des sacs et attachement à un point fixe dès que l’on quitte la chambre. La sanction a été immédiate puisque 60 dollars ont « disparu » de nos affaires. Heureusement que Meriem en avait trouvé 85 par terre au Machu Picchu ;-). Cerise sur le gâteau, j’ai oublié mon beau maillot Quicksilver dans la salle de bain de ce même hôtel – le temps que je m’en aperçoive, nous avions déjà changé d’île – qui nous a bien sûr affirmé ne l’avoir jamais retrouvé lorsque nous lui avons téléphoné pour trouver un moyen de le récupérer. Aux Galápagos les requins ont les dents longues mais pas seulement dans l’eau !

Les rues sombres de Quito
Cinq blocs à marcher à la descente du bus, ce n’est pas long. Mais quand il fait nuit à Quito, il faut prendre le taxi. Et nous avons bien failli payer très cher ce non respect d’une consigne élémentaire. Dimanche 19h30. Le passage est un peu sombre et pas grand monde à la ronde. Bingo ! 4 individus nous tombent dessus, et ils seraient volontiers repartis avec nos sacs à dos. Meriem avait l’appareil reflex, son iPad et les passeports dans le sien, et moi le macbook air, l’iPhone et les cartes de crédit. Gloups… Heureusement pour nous ils n’étaient ni armés ni trop virulents, alors malgré leur pernicieuse diversion pour nous séparer, notre résistance bruyante et déterminée les a finalement fait renoncer. Ayuda-me, ayuda-me, criait Meriem d’une voie haut-perchée tout en s’agrippant fermement aux bretelles de son sac. Que paso, que paso, répétais-je d’une voix forte tout en ayant écarté d’un geste ferme la main qui m’avait saisi au col. Un grand moment d’espagnol ! En tout cas on l’a échappé belle.

Ephémère panama
Fraîchement acheté à Quito et presque par chance car la boutique était censée être fermée, le joli chapeau que porte Meriem sur les photos des Galápagos ne fera hélas plus aucune apparition. En tout cas pas sur sa tête à elle… Car s’il a survécu aux lions de mer et aux serpents de la forêt tropicale, il a malheureusement été abandonné dans cette même jungle. Evidemment lorsque nous avons réalisé cet oubli tragique, nous étions déjà à deux heures de pirogue du campement… Impossible donc de faire marche arrière. Impossible également d’attendre l’aller-retour du lendemain car nous avions un avion pour Santiago au petit matin… Tellement rageant. Inutile de préciser qu’il ne s’agissait pas du panama lambda qu’achètent tous les touristes.

Voilà pour nos petites mésaventures, étonnamment concentrées sur ce pays, après un début de voyage plutôt serein. Rien de bien grave au final, nous quittons Quito avec pertes et tracas, mais sains et saufs. Hamdullah !

A

* Swirti = chance en marocain

7 Commentaires Poster un commentaire
  1. jltheyoung #

    Un seul mot : CHAPEAU !…..et soyez prudents les cocos (parole de vieux schnock).

    28 mai 2012
  2. Zabeth #

    Eh ben dites donc, heureusement que l’on ne sait pas tout en temps réel !
    En tout cas bravos pour vos exploits, vos vidéos supers, on se croirait nous aussi
    sous l’eau .
    Mériem est une chanceuse, mais restez prudents et vigilants.
    PA en éléphant de mer est parfait!
    zabeth

    29 mai 2012
    • Pierre-Alexandre #

      Ce n’était qu’un modeste lion de mer ;))

      29 mai 2012
  3. comillaslovers #

    85 dollars au Machu Pichu, c’est rien ! Cela ne vaut pas les 570 dollars que j’ai trouvés par terre dans un city-car à Montevideo et que je voulais donner à mes voisins Brésiliens jusqu’au moment où je me suis aperçue que j’avais mal fermé ma poche ventrale (non je ne suis pas un kangourou) et que les 570 dollars étaient la moitié de nos économies !

    30 mai 2012
  4. comillaslovers #

    Quel rugby-man français est nommé le « Maori Blanc » ?

    9 juin 2012
  5. Heureusement que t’es ceinture noire de taekwondo et de vo vinam viet vodao….

    23 juin 2012

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