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Cocoroico !

Citadins dans l’âme, nous n’aurions pas imaginé que retrouver la ville après 8 jours passés en pleine nature serait aussi difficile. Le bruit, la foule, la pollution, rien de tout cela ne nous avait manqué.

Il faut dire que notre première étape nous a conduit directement dans la ville la plus haute du monde, et qu’à plus de 4000m d’altitude, respirer les gaz d’échappement n’a rien d’une sinécure. Potosi garde quelques traces de son passé colonial, mais elle est avant tout célèbre pour ses mines qui longtemps furent le poumon économique de la région, au prix cependant de milliers de vies englouties. A titre personnel, nous nous sommes contentés des mines renfrognées du bolivien moyen, qui est aussi peu aimable qu’il est photogénique.

Nous avons donc rapidement poursuivi notre route pour goûter aux douceurs de Sucre, charmante cité coloniale, tout de blanc vêtue. Cette halte fut aussi pour nous l’occasion d’expérimenter notre premier déjeuner dans un comedor, sorte de réfectoire attenant au marché local. Le prix et l’hygiène défient toute concurrence, mais au final nous avons plutôt bien mangé et pas la moindre inquiétude gastrique !

Notre remontée vers l’est nous a ensuite fait passer par Samaipata, via un trajet de nuit assez chaotique, mais qui nous aura au moins permis de fermer les yeux sur l’état des routes qui sillonnent cette partie du pays. Quant aux ruines de la forteresse Inca, bien qu’inscrites au patrimoine mondial de l’humanité, elles ne nous laisseront pas un souvenir impérissable.

De là nous avons gagné Santa Cruz pour une correspondance directe (de 17h…) vers La Paz. Capitale la plus élevée du monde – son stade haut perché fait déjouer même le Brésil – elle s’étale dans une immense cuvette entourée de pics enneigés et, vue d’en haut, elle semble prisonnière de ces reliefs. Vue d’en bas c’est une autre histoire, le trafic est incessant, la ville très polluée et se rendre d’un point à un autre n’est pas toujours chose aisée à cause des nombreux dénivelés. Notre passe-temps favori fut de déambuler dans les marchés, très animés et très colorés, même si encore une fois les boliviens ne se sont montrés ni très courtois ni très commerçants. Nous avons également établi un nouveau record, avec un repas du soir à 10 bolivianos, soit 50 centimes chacun !

Bien sûr, nous nous sommes également fendus d’une petite excursion à Tiwanaku, berceau de cette civilisation antérieure aux Incas dont les symboles et la célèbre porte du soleil ont fortement inspiré un certain Hergé…

A présent bien accoutumés à l’altitude, il était de temps de passer au choses sérieuses et nous avons choisi de nous attaquer à la route de la mort, ainsi baptisée en raison du nombre incalculable de véhicules ayant fait une chute fatale au fond du précipice ! Il faut dire que celle qui fut longtemps la seule voie d’accès à La Paz en provenance de Coroico n’en mène pas large… Tout comme nous au moment du départ : au programme 60 km de descente à VTT pour passer de 4700m d’altitude à 1200m, soit 3500m de dénivelé et de sensations garanties !

A

Pour reprendre notre souffle, nous comptions nous reposer à Coroico, village à mi-chemin entre les Andes et l’Amazonie, où l’on peut croiser les descendants des esclaves africains venus travailler dans les mines de Potosi. Mais pris de curiosité, nous décidons de nous rendre à Tocaña, minuscule village où vit cette unique communauté noire de Bolivie. Seul hic, le hameau en question est sur la montagne d’en face et il faut donc descendre au creux de la vallée puis remonter complètement l’autre versant. La promenade n’est semble-t-il pas commune puisque le sentier n’est pas balisé, parfois très escarpé, et que nous n’avons pas manqué de nous perdre à plusieurs reprises, notamment une heure mémorable à se frayer un chemin en pleine forêt tropicale. Il nous faudra plus de 4h30 d’une marche épuisante pour atteindre enfin Tocaña, tout ça pour n’y rester qu’une dizaine de minutes, l’unique mini-bus faisant le trajet retour étant sur le départ ! Morales de l’histoire, Evo mieux ne pas être trop curieux.

Une dernière journée à La Paz et nous filerons à Copacabana (la ville qui a donné son nom à la plage de Rio), au bord du lac Titicaca et à quelques encablures du Pérou.

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8 Commentaires Poster un commentaire
  1. jltheyoung #

    Pas encore de commentaires ! vous les avez tous laissé sur le cul avec votre descente infernale…Viva la muerte !

    14 avril 2012
  2. Zineb #

    Vous voulez nous faire croire qu’il n y a pas eu de frayeur ni chutes! PA tu nous expliques le concept de la ptite danse avant la descente!?

    14 avril 2012
  3. Aquiltour #

    Ils sont visiblement tous restés sans voix… Heureusement qu’on peut toujours compter sur toi (même sans photo) !

    14 avril 2012
  4. meriem2012 #

    Mazala fay9a? J’avoue que PA ne s’est pas vanté d’une superbe chute qui m’a bien ralentie dans le sprint final

    14 avril 2012
    • hajjafatna #

      AHLIN HABIBTI.3AYACHTINI FI RO3B MIN CHOUFT TSAWAR 3LA JANB AL HAFA HCHOUMA
      3LIKOUM TAMCHIW LILKHATAR ALLAH YASTERKOUM WALAKIN MAT3AWDICH DIRIHA.
      ILA L9ITI LIYA CHI GARN BHAL HADIK LA FEMME JIBIH M3AK.
      BOUSSA KBIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIRA.

      16 avril 2012
      • meriem2012 #

        Mli7eh, Ma3endek mennach tkhafi al hajja Fatna, hadi rah Meryama ou ajrek 3allah! Lgarn bghitih hrech jiks oulla rtab hrir? 9ouboulati

        16 avril 2012
  5. hajjafatna #

    LAKI WASSI3A NADAR

    17 avril 2012
  6. et maintenant faut remonter…

    23 avril 2012

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